Erasmus+

Depuis juin 2026, la Maison de l’Environnement propose un nouveau dispositif à ses associations membres : des mobilités Erasmus+ pour l’éducation des adultes. Formées en consortium, plusieurs associations membres préparent une cinquantaine de mobilités en Europe pour leurs apprenants et membres du personnel dans des structures européennes qui œuvrent à la transition écologique et solidaire.

Erasmus+ s’ouvre aux acteurs et actrices de l’Économie Sociale et Solidaire

Le programme Erasmus+, jusqu’alors à destination des étudiants du supérieur, évolue afin de rendre la mobilité et l’apprentissage en Union européenne toujours plus accessibles à ses citoyens. Dans une volonté de réduire les inégalités, il accorde une attention particulière aux personnes de différents âges et aux publics issus de milieux culturels, sociaux et économiques variés.

Cette évolution concerne notamment les acteurs et actrices de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), comme la Maison de l’Environnement et ses structures adhérentes.

Les projets Erasmus+ peuvent répondre à de nombreux objectifs :

  • développer la citoyenneté et la participation civique,
  • mieux comprendre l’Europe,
  • encourager le volontariat et les services à la communauté,
  • favoriser les échanges intergénérationnels,
  • renforcer l’esprit critique et les compétences numériques,
  • ou encore promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie.

Ces projets doivent également intégrer les grandes priorités européennes, notamment l’inclusion et la diversité, la transition écologique et l’éducation numérique. Dans le cadre d’un projet de mobilité Erasmus+, la dimension environnementale doit aussi être prise en compte dans l’organisation même des activités, en encourageant des pratiques plus responsables et en sensibilisant les participants aux enjeux écologiques.

Les mobilités Erasmus+ deviennent alors de véritables expériences d’apprentissage : elles doivent être éducatives, permettre des échanges entre personnes de différents pays, s’appuyer sur un programme et une méthodologie structurés, et contribuer aux objectifs globaux du projet ou de l’organisation. Erasmus+ constitue donc un réel outil permettant aux adultes et aux organisations de développer leurs compétences, d’échanger sur des pratiques et de renforcer leur ouverture européenne pour une société plus inclusive, durable et participative.

Erasmus+ et la Maison de l’Environnement

La Maison de l’Environnement entame l’aventure Erasmus+ et coordonne un consortium composé de plusieurs structures adhérentes : Anciela, le GRAINE Auvergne-Rhône-Alpes, Hespul, Institut Transitions, On The Green Road et Robins des Villes. Elles se sont réunies autour d’un objectif commun : faire progresser l’éducation des adultes aux enjeux de la transition écologique et solidaire.

Grâce au dispositif Erasmus+, les salariés et les apprenants de ces structures partent à la rencontre d’acteurs européens, découvrir de nouvelles initiatives et partager leurs propres expériences en matière d’éducation des adultes. Les premières mobilités ont débuté en juillet 2026 et se poursuivront tout au long de l’année 2027.

Pour les structures adhérentes de la Maison de l’Environnement, le cœur de cette démarche réside dans l’apprentissage ce qui se fait à l’international pour mieux agir sur notre territoire. Les associations engagées dans la transition écologique sont confrontées à des défis communs, notamment celui de toucher des publics toujours plus larges et de favoriser une transition accessible à toutes et tous. Les mobilités européennes offrent l’occasion de prendre du recul sur les pratiques locales, d’observer des initiatives inspirantes et de découvrir d’autres manières d’impliquer les citoyens dans les transformations écologiques et sociales.

Ces expériences européennes ne s’arrêtent pas au retour des personnes participantes. Le projet prévoit de capitaliser sur les enseignements des mobilités, de partager les bonnes pratiques au sein du consortium et de réfléchir à leur adaptation en Métropole de Lyon. L’objectif est de transformer les découvertes faites en Europe en nouvelles pistes d’action, en expérimentations sur le terrain et à terme en évolutions concrètes pour les structures.

Le consortium Erasmus+ de la Maison de l’Environnement entend également renforcer les liens entre les acteurs locaux et les réseaux européens. En découvrant de nouvelles structures, initiatives et écosystèmes engagés dans la transition écologique et la participation citoyenne, les personnes participantes pourront progressivement développer une véritable culture de la coopération européenne. Pour certaines associations, ces mobilités constitueront une première expérience internationale et pourront ouvrir la voie à de futurs échanges et projets communs.

Le consortium peut d’ailleurs évoluer : toutes les structures adhérentes de la Maison de l’Environnement peuvent l’intégrer, après validation en comité de pilotage par les membres du consortium.

Avec ce projet, la Maison de l’Environnement souhaite profiter de l’opportunité offerte par l’Union européenne de faire de l’Europe un espace d’apprentissage, d’inspiration et de coopération au service de la transition écologique et solidaire.

Ils/elles l’ont vécu : retour sur les mobilités européennes des membres de la Maison de l’Environnement.

Ces derniers mois, les premiers apprenants des associations membres du consortium Erasmus+ ont eu l’opportunité de participer à plusieurs mobilités européennes riches en découvertes et en apprentissages.

Le projet Erasmus+ porté par la Maison de l’Environnement a ainsi permis à l’association On The Green Road de faire participer trois apprenants à un séjour en Croatie, consacré à la promotion de l’écomobilité, à travers une expérience de voyage à vélo. Ce séjour avait aussi pour objectif de découvrir des initiatives inspirantes liées à l’agronomie en milieu urbain.

De son côté, Anciela a envoyé trois personnes apprenantes dans deux pays d’Europe : deux d’entre elles se sont rendues en Suède pour développer leurs compétences en éducation populaire, à travers des outils ludiques et des jeux favorisant la lutte contre les discriminations. La troisième a participé à une mobilité en Tchéquie, centrée sur les méthodes pédagogiques et les jeux éducatifs autour de l’alimentation durable.

D’autres mobilités sont actuellement en cours ou débuteront très prochainement : plus d’informations à venir !

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